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Cisjordanie : l’effet Trump

La nomination de Donald Trump change la donne en Cisjordanie

L’engagement de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem ; le refus de considérer la colonisation des territoires occupés depuis 1967 comme un obstacle au processus de paix ; la décision de ne plus faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il négocie…

Trois résolutions marquant clairement un positionnement pro-Israël.

 

L’arrivée au pouvoir de Donald Trump coïncide avec une montée de plus en plus forte de l’extrême droite israélienne, qui milite pour l’annexion des territoires palestiniens occupés. Libéré des pressions de l’administration Obama, Israël relance ses activités de colonisations

Depuis la fin de la guerre des 6 jours en 1967, 131 colonies ont été fondées par le gouvernement hébreu, et reconnues illégales par le droit international.  En plus de ces dernières, plus d’une centaine de colonies sauvages ont été créées sans l’accord des autorités israéliennes, sur des terres volées à leurs propriétaires palestiniens.   Néanmoins, via des procédures devant le Cour suprême d’Israël, certains agriculteurs spoliés ont pu récupérer leurs terres.  Ainsi, la colonie sauvage d’Amona, abritant 200 colons, a été évacuée ce 1er février. 

 

Il semblerait que ce soit la dernière fois que les agriculteurs palestiniens puissent avoir gain de cause…

La « loi de régularisation », élaborée par les lobbys de la colonisation, permettra d’empêcher les évacuations éventuelles sur ordres de la Cour suprême.  Le texte considère les propriétaires spoliés comme «expropriés d’office» et leur propose une compensation financière ou un terrain d’une superficie identique à celui qui leur a été volé, en échange de leur renoncement à toute procédure en justice.

Critiqué par les partis d’opposition, ce texte met également Nétanyahou mal à l’aise, conscient de la mauvaise image donnée à son pays.  Mais son parti préfère s’aligner sur les lobbys de la colonisation, portés par l’arrivée de Donald Trump.

Depuis la nomination de Trump, Israël a également donné son accord pour la création de plus de 3000 nouveaux logements en Cisjordanie, dont une partie avait été gelée sous les pressions de l’administration Obama. 

« Nous construisons et nous continuerons à construire », a promis le premier ministre, qui ne cache pas que la présidence Trump représente une « chance formidable » après les « pressions énormes » de l’administration Obama sur la colonisation et l’Iran.

Une nouvelle ère est désormais ouverte après les huit années à la Maison Blanche de Barack Obama, opposé jusqu'au bout à la colonisation. Quelques heures seulement avant son départ, il avait débloqué 205 millions d'euros pour l'Autorité palestinienne. De plus, le 23 décembre 2016, l'ONU avait voté une résolution contre la colonisation israélienne dans les territoires occupés palestiniens. Une résolution rendue possible par l'abstention des Etats-Unis qui, pour la première fois depuis 1979, n'avaient alors pas mis leur véto. Aujourd’hui, cette résolution serait sans aucun doute bloquée par les Etats-Unis.

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